_ surtension


©joeprat

La colère, c’est cette grosse valise posée dans le coffre de la voiture. Ce volume plombant l’espace, régnant en maître, ne laissant guère de place aux autres. La colère est un parasite encombrant l’encombré.

Terrible colère, sombre colère … venant inhiber les facultés, éprouvant l’éprouvé.
C’est un incendie ravageant le système nerveux, une vibration brûlante et tranchante, soumettant le complexe tendineux musculaire à haute tension.

La colère on n’en veut pas, mais trop souvent on la cherche des qu’on l’aperçoit .
Elle n’a pas encore sonné que la porte est déjà ouverte, comme pour l’accueillir en lui disant, entre ! Tant de bienveillance pour la colère ! La laisser dehors ou la laisser entrer ?

Dans la colère j’entends la tristesse, j’entends la détresse, l’incompréhension de l’enfant.
L’enfant qui cherche à être rassuré, à être protégé de ce qu’il ne comprends pas, juste en lui disant simplement. Il cherche la bienveillance, d ‘abords de ceux qui sont là, parce qu’ils sont là, et puis de ceux qu’il aime, parce qu’il ressent l’amour. Celui qu’il porte aux autres, celui qu’il reçoit ou ne reçoit pas. La colère peut trouver son origine dans cette amour absent, cette amour qu’il ne reçoit pas.

Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fais ?

Et voilà l’invitée surprise : la culpabilité. C’est qui ? Une amie ? Non … mais elle risque de le devenir. Cette fausse amie, c’est le disjoncteur d’une haute tension soudaine ou non.

Sommes-nous si abandonnés par nous même, pour prendre le risque de nous sacrifier ?

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